"Suivi de grossesse anxiogène, tests de dépistage inutiles, angoisses, pressions sur les parents et fausses croyances véhiculées dans les structures... le cocktail est explosif !"
Voici Barbara, heureuse maman de son 2ème bébé, celui qui lui a fait vivre son "rite de passage", un AVAC en 2023.
J'ai connu Barbara en 2022, quand j'ai fait un appel sur Instagram pour proposer à des futures mamans un suivi en ligne inédit, toutes les 2 semaines, via une application de type Zoom.
8 mamans ont profité (et profitent encore !) de ce groupe innovant et soutenant.
16 réunions virtuelles plus tard, voici le récit de son enfantement. Quel bonheur de lire "je suis guérie !"
Dans le cadre de mes recherches sur "les coulisses des projets de naissance naturelles et physiologiques", j'avais envie de comprendre en profondeur les motivations et les obstacles qui se dessinent dans notre monde actuel.
Suivi de grossesse anxiogène, tests de dépistage inutiles, angoisses, pressions sur les parents et fausses croyances véhiculées dans les structures... le cocktail est explosif !
Récit de naissance de Barbara
Ma première expérience, mon premier bébé
En mai 2020, après des semaines de confinement et autres joyeusetés, enceinte de mon premier bebe, j’étais au cours du 8e mois. J’avais eu un suivi de grossesse on ne peut plus classique : rdv gyneco tous les mois, test de glucose, prises de sang et examens d’urines réguliers…
À 32SA, je faisais une douce balade en forêt avec mon mari quand je me sens soudainement très fatiguée et mes doigts gonflent violemment. Nous décidons d’aller faire un examen de routine à la clinique où j’étais « suivie » et rapidement le verdict tombe : diagnostic de pré éclampsie.
J’ai de l’hypertension et une protéinurie qui augmente très rapidement dans les urines, ce qui montre une souffrance du placenta, qui peut être dangereuse voire mortelle pour le bébé comme pour moi. Je suis effondrée, je suis hospitalisée puis transférée au CHU où je passe 15 jours (sans visite, covid, covid tu sais) puis l’équipe décide de me proposer une césarienne car on craint que mon corps ne décompense, et le bébé commence à en souffrir.
J’accepte la césarienne et à partir de la c’est un peu l’ouragan qui s’abat sur nous, car même si la césarienne se passe bien, que notre petite fille née prématurément se porte bien, les suites seront très difficiles pour nous, mon état de santé étant instable, et la prise en charge d’un bébé d’1,8kg s’avérant une épreuve redoutable, avec encore 15 jours d’hospitalisation.
Je me remettrai en quelques mois de cette épreuve, et ma fille et moi nous portons à merveille.
"Un rite de passage que je n'ai pas connu."
Je découvre lors de mon post partum les podcasts de Alchimie Féminine, et je lis en parallèle le livre d’Ingrid Bayot « Le 4e trimestre de la grossesse ».
Ces témoignages me bouleversent et je réalise oh combien la naissance est une initiation, un rite de passage que je n’ai pas connu.
Même si le discours habituel rassurant est « tant que maman et bébé vont bien » je ne le supporte pas et je comprends que même si j’ai donné naissance à ma fille, pour moi, je n’ai pas accouché. Il me manque cruellement quelque chose, une étape, une transition.
Je m’informe énormément, les mois passent, et ces recits de naissance libres ou à la maison de femmes en puissance agissent comme une guérison, je me rend compte que même si mon état justifiait une césarienne (je n’avais pas vraiment d’autres choix compte tenu de la pathologie qui s’abattait sur moi) la médicalisation quasi systématique des naissances m’interpellait violemment.
Le 2ème bébé de Barbara, né par voie basse en 2023 (AVAC).
Reprendre confiance en soi
Je me pose la question d’une seconde grossesse. Mais je suis terrifiée à l’idée de vivre une seconde pré éclampsie, de revivre le même scénario, et pire d’une autre césarienne.
Je me renseigne sur les possibilités d’une voie basse après césarienne (AVAC), et je me rends compte qu’en France cela est compliqué, même si sur le papier les structures de naissance se disent favorables, j’ai peur qu’avec mes antécédents on ne me laisse pas vivre ma grossesse sereinement avec un suivi médical classique.
Je poursuis mes recherches et après de nombreuses lectures et écoutes de podcast, je découvre la Brewer Diet, un régime d’un médecin américain qui préviendrait la pre éclampsie, à base de protéines, de produits laitiers crus, et de sodium (presque l’inverse de ce que l’on recommande aux femmes enceintes).
Aucun gyneco ou aucune sage femme que je rencontre ne m’a parlé de ce régime. Je lis de nombreux témoignages de femmes qui ont suivi ce régime qui mènent une grossesse à terme.
Puis je lis « Une césarienne ou un AVAC » de Hélène Vadeboncoeur, une solide recherche sur les grossesses après césarienne plein de témoignages et je commence à y croire : moi aussi je peux le faire, je peux avoir une seconde grossesse à terme, et peut être même une naissance voie basse après césarienne.
Un nouveau bébé en route !
J’attends les 2 ans recommandés pour que la cicatrice utérine soit optimale et un petit oeufs vient s’accrocher au creux de mon ventre en juin 2022.
Je rencontre plusieurs sages femmes et gyneco, et je me rends vite compte que cette grossesse va être suivie de très près. Je n’en ai pas envie. J’ai envie de vivre pleinement ces 9 mois, sans examens inutiles et anxiogènes. J’apprends énormément sur qui propose ces examens et pourquoi.
Mon mari, médecin, me soutient à 100% dans mes démarches (ou mes « non-démarches » plutôt).
Je veux bien faire les 3 échographies réglementaires mais pas plus. Je ne vois pas de gyneco avant le 6e mois et je refuse beaucoup d’examens que je juge anxiogène ou inutile si ils ne peuvent rien changer au cours des choses.
Je me sens souveraine, et je sens que mon bébé va bien.
Je suis en pleine forme, et je suis la Brewer Diet, J’ai confiance.
Mon nouveau projet de naissance : un AAD (accouchement à domicile)
Mon projet de naissance se dessine petit à petit : la naissance à l’hôpital ne me convient plus du tout, le plateau technique non plus, de toute façon avec mon utérus cicatriciel et mes antécédents j’ai très peu de chance de vivre une naissance physiologique en structure.
Non, moi je veux enfanter à la maison. Je comprends au fil de mes lectures que les femmes enfantent par elles mêmes depuis 300000 ans (même bien plus) alors pourquoi devraient elles « se faire accoucher » depuis 100 ans ?
Je ne ferai pas de cours de physiologie ici mais j’apprends que lorsque la future maman est rassurée, respectée, au chaud et en sécurité, le cocktail hormonal qui jaillit amène le corps à mettre au monde, pour peu qu’on le laisse faire, et en puissance (dans la plupart des cas bien sûr, la pathologie existe ce n’est pas moi qui dirait le contraire).
J’appelle donc des sages femmes qui accompagnent les accouchements à domicile, mais elles refusent de m’accompagner, car un utérus cicatriciel c’est trop dangereux (en fait c’est surtout que la pression sur les sages femmes à domicile en France est telle qu’elles ne peuvent se permettre aucun écart).
Puis je persévère et rencontre la perle rare. Celle qui nous fera confiance, celle qui dit oui. Celle qui me délivre et me permet de me projeter dans un enfantement doux, au sein de ma maison, avec mes odeurs, mes objets, mes sensations.

Mon nouveau projet de naissance : un AAD (accouchement à domicile)
Je me prépare à cet accouchement comme pour un marathon ou les JO : je fais plusieurs préparations physiologiques à la naissance. Ema Krusi (accès à la prépa en ligne à la naissance d'Ema Krusi - Méthode QST©), Nina Narre, Naître à la maison, Perrine Sacrée mama, sont des femmes qui m’encouragent et m’inspirent.
Je fais très peu de rdv à l’hôpital, je m’inscrit bien sur « au cas où » et je respecte les quelques examens obligatoires mais je n’en fais pas plus.
Tout se présente bien, et si un problème survient pendant l’accouchement je suis à moins d’un kilomètre de l’hôpital, je suis en sécurité. Je suis accompagnée par une doula depuis le premier trimestre qui me soutient dans mon projet, et je suis soutenue par mon mari, indéfectible. Je prévois une séance d’acupuncture tous les mois, je me fais masser, je mets toutes les chances de mon côté pour apaiser mon corps et mon esprit.
Je passe 32, puis 34SA. Je n’en reviens pas, j’ai un vrai gros ventre de femme enceinte, un bébé qui se porte bien, un petit garçon d’amour.
Puis je dépasse le stade de la prématurité, 37SA, puis 38 et enfin 39SA. C’est pas vrai, je le fais, je suis entrain de le faire ! La maison est prête, les derniers jours sont longs, je suis partagée en appréhension et excitation.
Comment vais-je vivre les contractions ? Et si, et si ? Mais j’ai tellement gagné en confiance, mon corps sait faire, les femmes enfantent depuis l’histoire de l’humanité, je vais me connecter à elles. Je vais ouvrir le passage.
Le travail commence...
À presque 41SA (le terme du terme), le travail semble doucement s’installer. Dans la nuit de samedi à dimanche, je suis réveillée par la rupture de la poche des eaux. Je reste sereine, j’envoie un petit message à ma sage femme, à ma doula et me rendors. Le lendemain matin je prends un petit dej au lit, et nous décidons d’aller marcher au soleil en prenant par la forêt.
Je ressens ma première « vraie » contraction. Ma doula est malade, Elle ne pourra pas être présente. Notre sage femme prévoit de se faire accompagner par une autre doula, elle ne travaille plus «seule».
Nous continuons la balade jusqu’au bout puis je ressens le besoin de rentrer à la maison. Mon mari va me chercher un bon plat chaud, et s’occupe de notre fille pendant que je m’isole dans ma chambre. Je me repose sur mon lit une bonne heure puis vers 13h les contractions se rapprochent et s’intensifient.
J’alterne entre des mouvements sur le ballon, et de la marche au premier étage de notre maison. Mon mari fait une sieste avec notre fille, je gère toute seule les vagues et me mets peu à peu dans ma bulle.
Mon bébé arrive, ça y est.
Je commence à faire des bruits assez sonores !
Mon époux appelle la sage-femme qui souhaite me parler : elle me conseille de « ménager ma monture » et d’essayer de me reposer dès que les contractions le permettent. Elle sera là vers 20h. Il doit être 16/17h lorsque mon mari appelle nos amis qui viendront récupérer notre fille : j’ai vraiment besoin du soutien de mon mari alors que les vagues s’intensifient.
J’ai besoin de bouger mon bassin sur le ballon, je commence à faire des bruits assez sonores. Le temps semble s’écouler étrangement à partir de la fin de journée.
J’entre dans la piscine d’accouchement chaude louée pour l’occasion, et c’est si agréable. J’y reste peut être une heure. Je n’ai jamais voulu de toucher vaginal pendant la grossesse, je ne sais pas du tout quel aspect avait mon col avant l’accouchement et c’est sûrement mieux comme ça.
J’ai confiance.
Mon mari allume les bougies partout, l’ambiance change. La nuit tombe. Je suis complètement ailleurs. J’accède à une sorte de vortex. Ma sage femme et une doula arrivent à la maison vers 21h. Comme des anges de douceur venues pour m’accompagner dans ma transition de vie et pour m’aider à traverser le vortex.
Mon mari est assis dans les escaliers et il écrit, dans un carnet, chaque étape depuis le début du travail. Peut être un jour je partagerai ses mots.
Je pense de temps en temps à ma cicatrice mais je ne ressens pas de douleur
Ma SF me propose de « regarder » mon col, de voir l’avancement du travail, car sur un utérus cicatriciel, on souhaite que le travail soit efficace pour ne pas fatiguer inutilement la cicatrice (même si aucune contraction n’est inutile, chacune nous rapproche de la naissance).
Elle me dit que la dilatation est avancée à un « bon 5 » mais que mon col est encore trop rigide, comme un cuir qui doit se détendre. Elle me regarde dans les yeux et me dit « tu dois passer un cap maintenant, tu dois relâcher ton corps pour laisser le col s’ouvrir et s’assouplir »…
Je retourne dans la piscine et commence à bouger au rythme très intense des contractions, je m’endors entre chaque vague. Je suis comme droguée (merci les endorphines) et Je vois la doula, la sage femme comme des gardiennes autour de moi, elles me massent, me font couler de l’eau chaude sur le dos, me préparent à boire, chantent. Tout est si flou.
Je me laisse envahir par les sensations, j’essaye de m’abandonner à cette intensité, je lâche prise.
Vers 23h, je sens la tête du bébé pousser contre le col. J’ai réussi « l’épreuve de travail », je suis passée de 5 à 10cm en 1h30.
À partir de ce moment la sensation des contractions changent. Je sens que le bébé pousse vers le bas, j’essaye d’accompagner chaque réflexe de poussée mais bon dieu, ça fait mal.
Je sais que j’y suis presque. Je rugis comme une lionne, je me démène. Je sors de l’eau et je marche, puis j’accueille les contractions sur mon lit.
Ma sage femme contrôle régulièrement le cœur du bébé sur un petit monitoring discrètement : il est toujours bien. Il fait tranquillement sa descente.
Mais moi, je suis fatiguée. Il doit être 2h/3h du matin, je sens la tête du bébé qui descend encore, je peux même sentir ses cheveux avec mes doigts, mais après chaque contraction il remonte comme un bouchon. Je pousse de toutes mes forces, je donne tout.
Le cœur du bébé va bien mais les contractions ralentissent. Est ce mon utérus qui a besoin de repos ou qu’il fatigue trop ? Je pense de temps en temps à ma cicatrice mais je ne ressens pas de douleur à ce niveau.
Au bout de 4h de poussées intenses, ma sage femme me dit « tu fais un travail extraordinaire, mais tu dois être récompensée maintenant, le bébé doit mieux s’engager il doit faire sa part du travail, et je pense que sa tête n’est pas assez fléchie, peut être peux tu envisager de finir à l’hôpital, car ton utérus fatigue »…
"Il est à une phalange de la sortie, dans quelques poussées il est là !"
C’était le contrat avec mon mari : on fait tout pour avoir cette AVAC a domicile, mais si notre chez SF nous demande d’aller en structure, on ne discutera pas… elle finit en me disant « ils vont te donner un petit coup de pouce à l’hôpital et si tout va bien dans 2h tu reviens à la maison je t’attends ».
Je n’y crois pas une seconde.
J’ai quelques contractions fortes mais malgré tout je descends les escaliers et grimpe dans la voiture et mon mari me conduit à l’hôpital, dans lequel j’arrive en 5min, la tête du bébé (presque) entre les jambes.
Je suis installée en salle d’accouchement en 10 min, une sage femme et une infirmière me posent une perfusion. s il est là ».Je ne veux pas d’ocytocine de synthèse, ni de péri, de toute façon il est beaucoup trop tard pour la péri. La sage m’examine avec douceur et me dit "il est à une phalange de la sortie, dans quelques poussées, il est là."
Le monitoring est toujours parfait, mais les contractions très espacées. Moi qui avait fait tout le travail à verticale jusqu’ici, quelle étrangeté de me retrouver sur le dos comme une tortue.
Mais je veux voir mon bébé.
J’essaye de me remettre dans ma bulle, je sais que si les contractions s’éloignent trop je vais devoir avoir de l’ocytocine de synthèse, alors je pense à mon bébé pour me remettre dans le bain.
Et ça marche, les contractions reprennent de plus belle, naturellement. Je pousse 30 min puis la sage femme doit appeler le gyneco, c’est le protocole.
Quoi ? Mais 30min c’est pas beaucoup pour mettre au monde son petit !!! Heureusement je tombe cette nuit là sur un gyneco « à l’ancienne » qui me laisse le temps de continuer à faire descendre mon bébé naturellement. Je pousse encore, la sage femme m’encourage, la tête est la.
« Mais madame votre péri ne fonctionne plus ? »
Le gyneco finira par intervenir en mettant une petite ventouse sur la tête du bébé : je hurle de douleur. « Mais madame votre péri ne fonctionne plus ? »
« Monsieur je n’ai PAS de péri !»
J’ai cru qu’il allait tomber à la renverse.
Il prend une ventouse plus petite puis là, tout va très vite : je sens la tête du bébé contre la sortie, ce fameux cercle de feu, mais c’est trop rapide, je pousse et dans un rugissement de lionne, on me dit « la tête est sortie » j’accompagne dans un ultime effort les épaules et le reste du corps et je prends immédiatement mon petit bonhomme dans les bras.
Mon mari demande des ciseaux pour découper mes vêtements et mettre mon bébé en peau à peau contre moi. Je le mets tout de suite au sein, je sais que la délivrance du placenta est un moment crucial et je ne veux pas que l’agitation autour de moi la perturbe. Le bébé au sein produit un shoot d’ocytocine... je pleure de joie.
Je l’ai fait !!! J’ai accouché par voie basse, ma guérison.
Je demande à laisser le cordon au bébé le temps qu’il arrête de battre, et dieu merci c’est accepté.
Je donne naissance au placenta naturellement, c’est une véritable délivrance. J’ai une petite déchirure qui doit être recousue.
"Dans un dernier effort, le sang coulant encore entre mes jambes, je remonte les marches de ma maison avec mon bébé au chaud dans les bras."
Je profite pendant ce temps de mon bébé qui est laissé tout contre moi. On verra la pesée plus tard. Il est beau, il est vif, il est doux, je l’aime déjà tant.
Je veux le ramener chez moi, je veux qu’il se sente chez lui. Je demande à rentrer à la maison pendant que le chirurgien termine les points. Mon mari s’occupe de signer une décharge. Et une heure plus tard, après un petit examen du bébé qui présente un Apgar 9/10 et un poids de 3,3kg me voilà descendant de la table d’accouchement, mes vêtements déchirés, mon bébé bien heureux dans les bras.
J’enfile mon manteau, mon mari reprend mon sac de maternité resté fermé, et il me pousse en fauteuil roulant jusqu’à la sortie. Je remercie chaleureusement l’équipe d’avoir respecté mes demandes, et de m’avoir accompagné dans ce moment.
Quelques minutes de voiture et me voila a 6h du matin en bas des marches de mon jardin. Dans un dernier effort, le sang coulant encore entre mes jambes, je remonte les marches de ma maison avec mon bébé au chaud dans les bras.
Ma sage femme m’attendait, elle avait préparé une boisson post partum au cacao et aux épices. Elle avait raison : je suis revenue deux heures après l’avoir quittée. Cette boisson, c’est si doux, c’est chaud, comme mon lit dans lequel je m’installe avec mon nouveau né. Je suis comblée. Je n’arrive même pas à dormir, après tout, je reviens de l’entre-deux monde, j’ai toute la vie pour dormir, mon bébé tout contre moi.
Barbara, Mars 2023
Ecrit par
Ema Krusi
NewSight Magazine Interviewe Ema Krusi
✨ Comment se déroule un accouchement et quelle disposition prendre pour que tout se passe pour le mieux ?
Dans cette optique, l'équipe NewSight est partie interviewer Ema Krusi qui a récemment écrit un livre sur la naissance physiologique.

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